Problème de baignoire qui fuit...!

Publié le par saint-sicnarf

Dont voici de mémoire, l’énoncé presque réel :

En sachant que :

 

1° - L’andouille de boniche, prénommée Conception, n'a pas serré correctement le robinet, vu qu'elle l'a fait intentionnellement sur ordre de sa patronne qui, la veille, s'était fait une entorse au poignet pour l'ouvrir. (Les françaises ont moins de force que les espagnoles qui elles, en ont moins que les portugaises.)

 

2° -  Que le robinet perd trente sept gouttes un quart par minute et qu’un litre d’eau contient environ 4003 gouttes.

3° - Qu'il y a déjà cinquante deux litres et sept neuvièmes de goutte d'eau dans la baignoire, dont la bonde n'est plus toute neuve comme celle de la bonne. Les deux avaient une fuite.

 

   La bonne avait trouvé la solution en mettant des serviettes à ridelles, donc étanches, ce qui lui évitait toute complication de calculs hydrauliques.
   De plus, elle achetait ça en grande surface, au rayon XXL, ce qui était une obligation pour elle, vu que son assise aurait camouflé un tabouret.

   Mais ça, c'est un problème de fuite pour joint de cul las.

   Son mari était garagiste !

 

4° - Sachant également que l'eau coûte 0,002 franc le demi litre, il fallait prévoir quel était le montant du mandat (à l’époque on payait tout par mandat) que sa patronne allait devoir faire dans trois mois si ce con de plombier ne venait pas sonner à la porte avant les voisins du dessous.    

  

   Le robinet fuyait plus vite que la bonde et l'évacuation de sécurité était bouchée par les divers poils et cheveux de Madame. La bonne assurant que monsieur étant chauve de partout, il était hors de cause.

 

   Ca y est, je viens de trouver ce qui me gênait dans cet énoncé :  le garagiste était cocu !

 

   Cette sorte d'énoncé de problème nous l'avons tous eu (en plus court). C'était le fer de lance des profs de mathé-matiques.

   Pendant qu'on se demandait pourquoi le plombier n'était pas venu plus tôt, le prof fumait une cigarette en regardant par la fenêtre et Fernand Raynaud trouvait la solution avec un perroquet. 

 

   Si on refile un problème comme ça aux gosses d'aujour-d'hui, ils sortent le portable et appellent extra-muros un bac plus cinq, qui répondra qu'il n'a pas de temps à perdre avec des conneries et qu'il faut changer de plombier. Incapable lui-même à résoudre un problème aussi sournois et inutile aujourd’hui, puisqu’il y a les calculettes. Et si on lui demande où se trouve le ballon d'Alsace, il répondra qu'il y en a sur le zinc du bistro du coin. Pour lui le ballon d'Alsace c'est un verre de blanc, parce que la géographie et lui ça fait deux.

 

   Maintenant les collégiens peuvent apporter en classe des calculettes scientifiques qui remplacent l’aspirine. Alors que nous n’avions même pas droit au stylo à bille. En guise de calculette on avait les doigts et les tables de multiplication apprises par cœur. A onze ans nous devions les savoir par coeur. Maintenant certains enfants de onze ans ne les savent pas encore.

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Publié dans Humour

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