Pamphlet satirique, mais non violent

Publié le par saint-sicnarf

Chapitre XIV

extrait des Réquisitoires d'un Bac moins cinq
de St Sicnarf


Gode sève ze Couine

(en rosbif textuel)

 

   L’envie me prend de temps à autres, de taquiner cette Couine en glaise, cette cire que je trouve excentrique, qui n’a d’autre occupation que celle de dépenser les impôts que ses sujets lui allouent respectueusement, en la qualifiant aveuglément de gracieuse !


   Je dis excentrique parce que sur le plan vestimentaire, elle ressemble plus à une représentante de bombons fluos et gélatineux, issus de ses vaches folles et dont les couleurs vont du jaune au fuchsia en passant par le vert granny. Elle en est couverte des pompes aux chapeaux.
A-t-elle le string qui va avec ? La question est posée, mais je n’irai pas voir. Il est vrai qu’avec la télé en couleur on la distingue mieux.

   Son fils n’a pas besoin de ça pour se faire remarquer. Lui a les feuilles de chou en aérofreins et le pif en étrave, ce qui lui va bien puisqu’il est souvent déguisé en officier de marine, alourdi de décorations qui lui sont étrangères, puisque n’ayant point guerroyé.

   Tout comme les généraux de l’hémisphère sud, qui s’attribuent allègrement des gilets pare balles aux pendentifs madaillés et multicolores.

 

   J’avais écrit sur elle plusieurs pages sucrées, dont je ne trouve plus la trace. J’ai perdu ces textes dans les manœuvres périlleuses de mes balbutiements d’initiation à l’informatique. Tels les enregistrer sous, ou partis dans une corbeille dont j’ignorais jusqu’à la présence sur un bureau. La mienne étant sur le sol à côté du bureau.

 

   Pour moi un bureau était un meuble horizontal doté d’un encrier. Celui de mon ordinateur fut une révélation laborieuse. Un bureau vertical d’où l’encre ne coule pas et possédant une corbeille qu’il n’était pas nécessaire d’aller vider dans un container.

 

   C’est vous dire si les enregistrer sous, me faisaient mettre à quatre pattes, pour chercher où se cachaient les tiroirs de fichiers contenants des dossiers dont je ne retrouvais plus la trace. Bref j’en sais un peu plus aujourd’hui, à force de bêtises répétées.

 

   A ce sujet, je trouve qu’un ordinateur serait une perfection s’il n’était pas aussi borné. Le premier appareil que j’ai eu était tellement bête qu’il n’était pas capable de reconnaître quoi que ce soit, c’était un âne. Depuis les ordinateurs ont été améliorés, pour nous compliquer encore plus la vie.

Je m'en explique, dans un ampli stéréo on branche des haut-parleurs, un tuner, un tourne-disques, un lecteur CD et bien d’autres périphériques. Et tout fonctionne immédiatement et sans problème.

 

   Maintenant les PC sont tellement améliorés qu’ils ne sont pas fichus de se reconnaître entre eux. Ils sont prévus pour, mais il faut leur en indiquer le chemin, avec des adresses et des codes qui nous sont inconnus.

   Je m’adapte à cette logique qui me semble illogique. Je suis tenté de dire : pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Heureusement qu’il y a des forums sur lesquels je me sens moins seul. Je trouve souvent les réponses à des problèmes qui ne se posent pas qu’à moi. Ces réponses éclairantes, proviennent d’érudits faisant trois fautes pas ligne. Ce sont sans doute des Bacs plussés.

 

   Pour connecter un périphérique, il faut un pilote. Le PC connaît ce pilote, mais il fait semblant de ne pas savoir où il est. Il sait tout, mais il faut tout lui dire. Plus con, y a pas !

 

   A quand le Bac plus érudit qui pondra un système intelligent et simple. Quand on lui connectera une prise de périphérique, il dira oui merci, je connais (et en français s’il vous plaît).

   Quand ma femme me met un thermomètre dans le fion, je sens bien que ce n’est pas son doigt et vice versa. Donc je suis moins bête qu’un ordinateur ultra moderne. Ceci me rassure.

 

   Il faut maintenant que j’en revienne à mes anglais, que je ne trouve attractifs que par une culture qui leur est propre. Ils sont réellement spéciaux. Ils tiennent à leur enclave culturelle.   
   Ils semblerait qu’ils s’acharnent à faire tout à l’envers du reste du monde moderne. Ils sont même parvenus à y entraîner leurs anciennes colonies de vacances.

 

   Pour moi, ils conduisent en sens interdit. Ils mesurent en inch, en foot en yard et en mile. Ils pèsent en grain, en once et boivent en gallons, ils parlent en mâchant une patate trop chaude qu’ils ont des difficultés à avaler, mais je suis sûr qu’ils pètent comme nous. Ce qui avec leurs femmes et le Bordeaux sont sans doute les seuls points communs découverts à ce jour. Je sais que j’exagère un tantinet, mais ça me fait tellement plaisir de les charrier !

 

   Quand ils écrivent " ble " ils prononcent " bel ", ce qui est illogique. Ils nous empoisonnent l’existence jusque dans le langage des logiciels dont ils nous abreuvent. Leur langue, bien que chargée de gélatine chimiquement parfumée à la menthe, serait la langue internationale. L’Internationale, je connais, mais c’est une écriture d’Eugène Pottier. Ce n’est pas de leur faute si je préfère le français à l’anglais. J’ai mes raisons, ne serait-ce que dans le fonds de certaines culottes en glaise. (lire les femmes du même auteur)

 

   Il semblerait, d’après une enquête menée par des tronches de premiers de la classe, qui n’ont rien à faire de très rentable, que les français soient les moins propres d’Europe.

   Dire qu’il y a des gens payés pour aller dégoter de telles recherches. Si nous sommes les moins propres, c’est parce que nous économisons l’eau. Un point c’est tout.

 

   J’ai tout de même un doute sur la probité des Bacs plus qui ont fait ces relevés. Sont-ils allés voir partout ? Ont-ils tout soulevé, outre frontières ? Si les français achètent moins de brosses à dents que les autres, c’est sûrement parce qu’elles sont de meilleurs qualité et donc, durent plus longtemps.

   Les anglais, eux, n’ont pas besoin de brosse à dents. Ils n’ont pas d’incisives. Ils ont des dominos en guise de râteaux à porridge, ce qui est en effet plus pratique pour ingurgiter cette mixture de prédilection de nos potes d’outre Manche. Et comme le porridge provient de l’avoine, il n’est pas étonnant qu’on leur attribue un sourire chevalin.

   Ils se brossent les dominos avec une brosse à bouchonner les chevaux et n’achètent des brosses à dents que pour fausser les statistiques. J’en suis sûr.

 

   Quand je dis qu’ils conduisent en sens interdit, c’est pour le plaisir de les charrier, puisque c’est nous qui conduisons, depuis deux siècles, du mauvais côté !

 

Je m'en explique:

   En 1806, Napoléon Bonaparte a décrété un blocus continental qui visait à isoler l’Angleterre. Il n’aimait pas les anglais, tout le monde le sait, je ne vous apprends rien.

 

    A Boulogne sur Mer, sa statue leur montre ses fesses, puisqu’il leur tourne le dos.

   Pour les contrarier, Napoléon décida donc que la circulation, sur les voies publiques en France, se feraient à l’inverse des anglais. Donc à droite. Et depuis rien n’a changé, ni chez nous ni en face. Avant ce choix contrariant de Bonaparte, les français circulaient comme les anglais, sur la partie gauche des voies de circulation. Les cochers se tenaient à droite sur la banquette des calèches, pour être à portée d’épée de ceux qu’ils croisaient. Au cas où ! 

   L’épée se portait à gauche et on la tirait de la main droite. Les anglais n’ont rien changé, ils roulent toujours à gauche et continuent à tirer les pets.

 

   À l’inverse de la langue en glaise, je prétends que la langue française me permet d’écrire des sons. En français, certaines phrases sont une partition sur laquelle on peut jouer en abusant des sons et dont la lecture fait ressortir un sens différent par la composition orthographique.

 

Sans craindre de me répéter, rien que pour mon plaisir :

" ma prostate le beau veau qu’à bu l’air d’œuf rance ".

 

Ce qui donne en clair pour les blondes

" ma prose tâte le beau vocabulaire de France ".

 

   Cette phrase n’a qu’un sens, mais elle peut s’écrire de deux manières. Avec de l'imagination et quelques notions d’anatomie on pourrait aussi en faire un rébus.

   Çà, les anglais ne peuvent pas le faire avec une patate chaude dans la bouche et en prononçant à l’envers ce qu’ils écrivent.

 

   Par contre, ce que tout le monde ne sait pas, c’est qu’Adolf Hitler, (St Adolphe, passait sa vie dans les cabanes des pauvres habillés en toile de jute) ne portait que des caleçons longs en chanvre brut, tissés et fabriqués en Amérique centrale, au Gratémoilà, exprès pour lui. Je le tiens de Hans Baur, son pilote attitré, que j’ai réellement connu étant gamin.

   Ce sous-vêtement spécialement conçu pour lui, explique qu’il se grattait souvent le fondement. Il n’y avait pas encore de jeux à gratter et ne il savait pas jouer de la guitare. Par ailleurs, comme il n’avait qu’une seule bille dans la sacoche, il ne pouvait pas se les gratter.

   Pour assouvir son besoin frénétique de gratter quelques chose, il grattait ce qu’il avait sous la main, le fion. Endroit disponible de son âne à Tommy à portée de main.

 

   Cette préoccupation fessière lui apportait des éléments de réflexion sur la stratégie à suivre pour envahir les grands Bretons. Il fit donc le rapprochement entre le chanvre qui lui démangeait le postérieur et les anglais qui lui démangeaient le cortex. Chez Hitler, le cortex étant creux, son aération passait par le fondement, dont il devait en déblayer l'orifice à chaque réflexion.

 

    Il lui arrivait de découper des pans de ses caleçons pour y prélever quelques fibres qu’il roulait dans du papier journal. Et il fumait ça, les bottes écartées, une main sur la hanche, l’autre restant libre pour saluer.

   Un jour qu’il était sur la terrasse de son chalet de campagne, il aperçu un paysan qui étalait du fumier sur son champ. Adolf claqua les talons et lui adressa son légendaire salut. Le bras tendu et la main plus haute que la tête. Le brave paysan, loin d’être un SS, a cru qu’Adolf lui montrait la hauteur du tas de fumier.

   Sans claquer ses sabots, il lui indiqua de la main, que la hauteur du tas de fumier était à l’origine d’environ un mètre soixante-cinq. Adolf était heureux, même l’Allemagne d’en bas le prenait pour ce qu’il était. Un tas de fumier haut comme çà.

   En dehors des discours, Adolf était avare de paroles. Peut-être était-ce un sire concis, par coutume ou économie de salive ?

 

   Un jour, l'aération pratiquée par un déblayage fondamental, fit entrer en contact de l'oxygène avec un résidu de méthane stocké dans le chanvre. Il se produisit une étincelle qui remonta jusqu'au cortex d'Adolf. De cette étincelle vint la lumière, la solution était là, à portée de main. Les anglais allaient dérouiller.

   Il décida donc de garnir les obus de la grosse Bertha avec ses caleçons pour les envoyer sur Londres et ainsi déstabiliser les anglais, qui, occupés à se gratter, ne pourraient plus éteindre les incendies provoqués par les bombardements de leurs cousins germains.

 

   Dès les premières distributions de sous-vêtements teutons, les londoniens se sont précipités dans le métro pour échapper à cette avalanche de poils à gratter non prévu au traité de Versailles. L’un des premiers obus équipés de la sorte décapsula la toiture des royal's closets. La couine couinait dans les décombres en déclamant :

   " ouaire ize maille gode Michèle " ? La mère pipi de la foire du trône britiche de l’époque s’appelait Michèle. Allez vérifier, je vous attends !

   Une cup of tea dans la main droite, puisqu’elle s’essuyait de la main gauche, habitude lui restant du tripotage d’un levier de vitesse, qui chez elle se trouve à gauche du conducteur, elle cherchait ses livres sterling dévaluées lui servant de PQ.

 

Sa camériste, sans caméra, lui collant au train pour la gratter là où ça la démangeait. Avait-elle essayé un de ces caleçons ?

 

Je m’arrête là, car je les aime bien nos potes anglais,

 

malgré Jeanne d’Arc (merde à l’évêque Cauchon)

 

et Zuycoot (merci Robert Merle)

St Sicnarf

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Publié dans Humour

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