Les femmes ont une face cachée

Publié le par saint-sicnarf


Les femmes

 

Devenu adulte, je peux parler des femmes dont j’ai découvert la face cachée.

   Mon " dieu " les femmes. Déesses convoitées et jouets articulés de nos instincts. Nous devenons vite asservis à vos pieds, quand vos caractères cachés sont encore compatibles avec nos logiciels de mâles.
   Une fois satisfaites, avec le temps, vous décompressez les neurones qui vous restent et vous devenez l’objectif obscur de l’union idéale.
Là, j'en connais qui vont rouscailler. Je me rattrape plus loin.

 

   Il arrive que vous nous reléguiez au rayon des bibelots, nous utilisant au gré de vos humeurs et fantasmes caractériels. Ce qui est peut être l’explication du besoin de notre changement d’herbages. Si les voitures doivent être vidangées régulièrement, nous aussi. Poil à l'étui !

 

   Heureusement vous n’êtes pas toutes, ou presque, comme cela. Puisque "C’est dans les vieux pots, etc." Tout le monde connaît cet adage qui est rarement faux.

 

   Ayant été initié très jeune par des peaux plus souples que la mienne, j’ai souvent été attiré par ces vieux pots culottés qui, comme les bonnes pipes, ont des restes, oh ! combien consommables, non soumis aux dates de péremption qui figurent sur les pots de yaourt.

 

   Des mets différents y ont été concoctés et la cocotte restitue le savoir faire des meilleurs cuistots, souvent toqués, qui ont œuvré sous le couvercle.
   Si dans le passé l’ustensile n’a pas été rayé à l’abrasif et si les poignées ne sont pas encore décrochées, son utilisation est idéale pour y mitonner des ragougnasses raffinées et digestives.
En amour il n’y a pas de perversion, tant que les ébats sont agréés par les parties prenantes.

 

   La bigoterie, elle, est une perversion. Être à genoux avec un chapelet ou être à genoux devant un chas pelé au milieu d’une botte de foin, mon choix est vite aiguillé.

 

   Mais il n’y a pas que les vieux pots. Il y en a des plus récents, aux formes et aux couleurs agressives, qui n’ont pas encore été cuisinés comme il faut. Même neufs, ils sont déjà rafistolés avec des clous et agrafes plantés un peu partout. Ces jeunes pots sont avides d’apprendre et leur bonne volonté spontanée, permet une déculottée aisée qui en fera, dans le futur, des vieux pots culottés. Avec le temps, elles seront prêtes pour de savoureuses ragoûgnasses.

 

   C’est un phénomène de société que de se planter un peu partout des hameçons. J’appelle ça le syndrome de la carpe.

 

   J’ai connu un certain nombre de poteries, jeunes et usagées. Plus souvent des usagées d’ailleurs et je ne le regrette pas. De vingt à trente-cinq ans, je plaisais à la gent féminine de quarante à plus de cinquante ans. Les femmes qui m’ont cajolé chez la vieille, puis celle qui m’a initié aux plaisirs avec sa tequila salée, ont certainement joué un rôle déterminant dans les attirances que j’ai souvent eues pour des femmes plus âgées.
(lire le temps des vacances (histoire vécu et érotiques).

   C’était déjà la période où les désirs de chacune était de se payer un petit jeune, plein de bonnes volontés pour répondre au doigt et à l’œil aux fantasmes conjugaux impossibles ou inavouables.
   Période qui a perduré.
J’y trouvais mon compte, ces femmes complétaient mon savoir et enrichissaient mon répertoire. Je n’en garde que de merveilleux souvenirs.

   Les chairs devenues tendres restent tièdes et sensibles. Les seins ne tombent pas, ils sont assouplis par les plaisirs accumulés. Sous la caresse, ils revivent un nouveau jour et se tendent pour une nouvelle tétée.

 

   Aurais-je dû rester célibataire, je n’en sais rien. J’ai vécu avec plusieurs compagnes et je me suis marié plusieurs fois avec des épouses un peu plus jeunes que moi. Je n’ai pas toujours été fidèle au papier signé. On peut se tromper de fourrage et il m’arrivait d’y être invité.

 

   En règle générale, les nouvelles rencontres se déroulent dans la folie des étreintes. Les quatre mains pianotent partout dans une recherche érotique prometteuse de nouvelles voluptés. Les partitions s’adaptent à chaque instrument. C’est la période pendant laquelle le sexe est une priorité. Sa présence est sournoise. C’est le besoin d'exploration et de se laisser découvrir, sans condition.

 

   J’ai connu ce bonheur avec chacune. Toutes m’ont apporté un supplément de savoir, surtout mes " vieux pots " qui n’ont plus rien à apprendre, mais tout à enseigner et profitent avec délectation des plaisirs érotiques convoités. Une expérience unique à chaque fois.

 

   L’emploi des mots vieux pots n’est pas méprisant. C’est un voile pudique chargé des parfums raffinés offerts à mes sens, de souvenirs agréablement voilés. Si les visages s’oublient, les senteurs restent gravées sur mon disque dur. L’oubli ne viendra qu’avec l’effacement final.

 

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