La visite du monastère mixte
La visite du monastère mixte
(extrait des Réquisitoires d'un Bac moins cinq capitre Deux)
(exemple de dictée pour Bac plus expérimentés)
Lecture autorisée aux enfants, mais ils ne comprendront rien.
Après une longue promenade hivernale dans une forêt humide, nous arrivâmes, ma femme et moi près d'une immense bâtisse ceinturée d'un haut mur percé d'une porte de bois. Nous tirâmes la chaîne et une clochette tinta.
(La bobinette y en marre, surtout la bobinette Chirac)
La porte s'entrebâilla laissant apparaître un bon gros moine jovial qui, nous voyant frigorifiés, nous proposa d'entrer nous réchauffer.
Il nous conduisit à la cuisine où le père Collateur nous servit un excellent café en nous présentant à ses collaborateurs. Il y avait du monde dans cette grande cuisine et nous fûmes surpris et amusés de constater ce qui suit :
Le père Fouettard fouettait une crème renversée sur le sol que lavait Maria. (Ça va, tout le monde suit ? Alors je continue)
Non loin de là, assis à une table, le père Dry plumait le père Drau au poker. Tous les deux surveillés par le père Nicieux, derrière lequel le père Limpimpin faisait une poudre en pilant les graines du père Huche, lui-même occupé à taper dans le dos du père Hoquet qui venait de postillonner sur le poisson que préparait la mère Lue. (Quelle phrase vindiou); là les Bacs plus sont largués.
A côté d'eux, ivre mort, ronflait le père Naud ! Plus loin, l’abbé Chamel et l’abbé Arnaise fouettaient chacun violemment leur sauce, au point que l’abbé Gomme devait en effacer les traces.
Bref, le père Turbateur vint nous chercher pour nous faire visiter le monastère et c'est ainsi que nous quittâmes la cuisine en passant devant le grill où s'activait la mère Gaize et le père Cil.
Une fois dehors, nous fûmes confiés au père Imètre qui nous fit faire le tour d'un monastère parfaitement organisé.
Les bâtiments entouraient un immense jardin de curé.
La visite commença donc par l'infirmerie où la mère Cure soignait le père Itonite pendant que le père Iphlébite donnait un calmant au père Iode sous le regard admiratif de la mère Veille, anesthésiée par le père Idural.
En passant devant le poulailler nous saluâmes le père Choir, raide comme un barreau du père Lachaise. L’abbé Louga avec la mère Dekara y cherchaient des œufs.
Le père Iférique vint nous rejoindre et nous guida vers l’entrée du jardin que traversait le père Pendiculaire accompagné de mère Idien. Plus loin sous une verrière, le père Gaula jouait à saute moutons avec le père Cheron et l’abbé Lier qui suivait de très près la mère Inos.
Le jardin était partagé en deux parties, l’une réservée aux plantes ornementales et aux fleurs, dont s’occupait l’abbé Gonia. L’autre partie étant un potager à la charge de l’abbé Trave.
En sortant du jardin nous approchâmes de l'armurerie où nous fûmes accueillis par la mère Cenaire, prévenue de notre arrivée par le père Iscope qui venait d'ouvrir les volets, mis en place par le père Sienne.
Ces religieux étaient affairés à une tâche difficile. Le père Forateur aidé du père Fection tentait de relever le père Cuteur dont le chien s'était rabattu sur un très vieux moine, le père Issable qui mangeait des dates, celles du Père Emption.
Plus loin nous vîmes un moine sportif à l'entraînement du saut en hauteur, c'était le père Schiste encouragé par le père Siffleur.
Dans une allée, l’abbé Quille jouait avec une de ses boules et cherchait l’autre avec l’abbé Zicle.
Dans un coin le père Pétuel enquêtait sur la disparition de son mouvement, sans doute caché par le père Nicieux.
A la lingerie, la mère Cerie s'affairait avec le père Câline, ayant l'approbation du père Vert, sous le regard amusé du père Savon et du père Chlore qui lavaient la moumoute du père Huque, que le père Méable avait pris pour une serpillière.
A la fin de cette visite nous vîmes le père Cepteur, assit à son bureau. Il rédigeait des rappels et des injonctions à payer, y ajoutant des majorations scandaleuses.
Nous apercevant, il se leva prestement et vint fouiller nos poches à la recherche de quelque menue monnaie. Nos poches étant vides, déçu, il nous demanda d'embrasser la mère De, qui nous mit à la rue de l’abbé Résina, menant tout droit sous le pont Joseph d’Espagne, baptisé ainsi en 1806 par " j’ose et fine " dont le bof " j’ose F " s’est fait, par la suite, botter le train par les nationalistes espagnols, aidés des anglais.
Voilà sans doute, une des raisons pour laquelle Bonaparte nourrissait de l’animosité envers les grands Bretons d’outre Manche.
Ce pont fut rebaptisé " pont du premier avril " en 1808 par un républicain méconnu. Nous l’apprîmes par la plaque commémorative scellée sur le pont.
Saint Sicnarf