Le vacancier
On l'aperçoit de loin
La peau claire et l'air idiot,
Avant, il venait par le train
Aujourd'hui, souvent en auto.
Il se croit obligé
De s'accoutrer comme le voisin,
Il est tellement habitué
De passer pour un américain.
Il est souvent fauché
Mais c'est une institution,
Il doit paraître aisé
Et faire bonne impression.
En solde, il a tout acheté
Des tongs aux lunettes solaires,
Aux rayons du super marché
C'est bon pour prendre l'air.
Serré comme un livre a les pages
À l'horizontale ou à la verticale,
Il s'entasse sur les plages
Pour lui, c'est un besoin vital.
Il est là de puis ce matin
À la découverte de ce qui bouge,
Si on l'aperçoit demain
Il aura les fesses rouges.
Il a laissé chez lui
Les vacances sont faites pour çà,
Les factures et les soucis
Éphémères oublis, il les retrouvera.
Isolé, il est timoré
En bande ils n'ont qu'un dessein,
C'est d'avoir le regard figé
Dès que passe un arrière train.
La peau claire et l'air idiot,
Avant, il venait par le train
Aujourd'hui, souvent en auto.
Il se croit obligé
De s'accoutrer comme le voisin,
Il est tellement habitué
De passer pour un américain.
Il est souvent fauché
Mais c'est une institution,
Il doit paraître aisé
Et faire bonne impression.
En solde, il a tout acheté
Des tongs aux lunettes solaires,
Aux rayons du super marché
C'est bon pour prendre l'air.
Serré comme un livre a les pages
À l'horizontale ou à la verticale,
Il s'entasse sur les plages
Pour lui, c'est un besoin vital.
Il est là de puis ce matin
À la découverte de ce qui bouge,
Si on l'aperçoit demain
Il aura les fesses rouges.
Il a laissé chez lui
Les vacances sont faites pour çà,
Les factures et les soucis
Éphémères oublis, il les retrouvera.
Isolé, il est timoré
En bande ils n'ont qu'un dessein,
C'est d'avoir le regard figé
Dès que passe un arrière train.
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